lundi 1 décembre 2014

172 heures sur la Lune, écrit par Johan Harstad

Qui n'a pas déjà rêvé, un jour ou l'autre, de faire un voyage dans l'espace, voire de marcher sur la Lune ? En 2018, trois adolescents « chanceux » voient ce fantasme commun se réaliser. Il s'agit de Mia, une Norvégienne, de Midori, une Japonaise et d'Antoine, un Français. C'est que la NASA, désirant poursuivre ses expéditions lunaires, use d'une stratégie étonnante et controversée pour raviver l'intérêt public à l'égard de la conquête de l'espace : elle lance un concours, une véritable loterie, qui permettra à un trio adolescent de se joindre à une équipe d'astronautes chevronnés afin de vivre l'improbable. Cependant, dès le début de ce récit, on comprend que ce projet des plus séduisants et novateurs cache une facette nettement plus sombre et mystérieuse, anticipée à la lecture des propos-chocs suivants, apparaissant sous le titre de la première de couverture :
 
« Ils sont trois à partir.
Personne ne viendra les sauver...
»
 
L'auteur de ce roman a misé sur plusieurs détails non négligeables pour s'attirer un maximum de lecteurs et de lectrices. D'abord, cette histoire met en scène autant des jeunes que des moins jeunes, des hommes que des femmes (son personnage principal étant d'ailleurs Mia), donc il est possible de s'identifier à l'un ou l'autre des protagonistes. Ensuite, la présentation matérielle du récit demeure très originale, avec ses différentes polices d'écriture, avec son emploi de traits noirs qui masquent l'identité d'un haut dirigeant de la NASA et, surtout, avec ses divers éléments visuels (affiche publiée du concours, copies d'écrans d'ordinateurs, plans des deux bases [DARLAH 1 et DARLAH 2], prises de vue lunaires, etc.) qui dynamisent la lecture et en simplifient la compréhension. Enfin, si la première portion du récit présente tous les détails du contexte ainsi que la vie quotidienne, la psychologie fouillée et la préparation requise de chacun des adolescents « gagnants », la seconde, remplie de rebondissements, dépeint toutes les particularités de ce voyage qui étonne et émerveille, puis qui déstabilise et horrifie. 

N. B. « Étoile montante de la littérature norvégienne, Johan Harstad a été récompensé par le
          prestigieux prix Brage [2008] pour [ce roman] (Quatrième de couverture). »

Public cible : 2e cycle du secondaire (tout spécialement la 4e secondaire)



Préparé par Annie Perron, bibliothécaire

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