Un homme illustre et décrit, au moyen d’estampes figuratives
saisissantes et d’un texte poétique percutant, l’horreur de la condition d’un
esclave qui tente maintes fois de quitter la plantation de canne à sucre de son
maître [contexte européen]. Le lecteur assiste ainsi à la descente aux enfers
du dominé qui subit les sévices physiques (coups, amputations…) et psychologiques (humiliation, intimidation…)
atroces de son bourreau. C’est donc par la voix accusatrice d’un homme que
celle de tout un peuple martyrisé se fait entendre. Cette publication illustrée, qui se termine par la présentation ainsi que par un extrait du « Code noir », soit de 8 des quelque soixante articles promulgués de ce recueil [1685], permet de concrétiser l'inconcevable, l'immonde; de faire connaître une des facettes les plus sombres de la bêtise humaine.
Article 38
L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l’aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lis une épaule; s’il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d’une fleur de lys sur l’autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de mort.
Public cible : tout le secondaire
Préparé par Annie Perron, bibliothécaire

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